Quelles utilisations du déclenchement Agoniste en FIV/ICSI

Comment s’assurer de son efficacité ?

Depuis l’essor des protocoles antagonistes en FIV, une large place s’est ouverte pour l’utilisation du déclenchement par agoniste. L’agoniste en injection unique a la capacité de déclencher un pic de LH nécessaire au déclenchement de l’ovulation.

Le déclenchement de l’ovulation dans le processus de l’hyperstimulation contrôlée en FIV est une étape cruciale pour la reprise de méiose et l’obtention d’ovocytes matures, seuls capables d’être fécondés.

L’HCG par son activité LH et sa ½ vie longue est la molécule de référence pour le déclenchement de l’ovulation.

Les principales différences entre les deux produits sont : pour l’agoniste une médiation hypophysaire de la décharge de LH mimant la physiologie associée à un pic de FSH avec une ½ vie beaucoup plus courte que le pic physiologique et bien sûr aussi que l’HCG qui a une action directement folliculaire.

La 1ère conséquence d’un déclenchement de l’ovulation par agoniste sans soutien spécifique de la phase lutéale est un raccourcissement de celle-ci et par conséquent une moindre efficacité en termes de grossesse avec une augmentation du taux de fausse-couche.

La 2ème conséquence grâce à sa ½ vie courte est une diminution significative du risque d’hyperstimulation ovarienne. (Youssef et al., 2014).

Il est vite apparu à tous, dès lors qu’un des objectifs majeurs de notre activité était de réduire le risque d’hyperstimulation ovarienne (Devroey et al., 2011)  qu’il fallait utiliser ce type de déclenchement lorsqu’il n’y avait pas de transfert à prévoir après un cycle de stimulation, comme c’est le cas dans la préservation de fertilité et le don d’ovocytes.

Anne Guivarc’h-Levêque
Clinique Mutualiste La Sagesse
Rennes


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