Archives de catégorie Actualité

ParSilvia Alvarez

COVID, AMP ET OUVERTURE DES CENTRES

Les actions du Collectif des Centres Privés en AMP travaille activement.

Communiqué du 1er mai 2020

Le groupe de travail auprès de l’Agence de Biomédecine, travaille dans la préparation des recommandations, avec l’objectif de pouvoir proposer aux patients un accès aux soins en AMP dans le cadre de la sécurité sanitaire lié au SARS-COV2.

Les professionnels de santé avec les associations des patientes nous attendons de la part de la Direction Générale de la Santé, de la Direction Générale de l’Offre des soins et des Agences Régionales de Santé une action rapide dans leurs départements respectifs afin de pouvoir reprendre la prise en charge des couples infertiles qui sont en attente depuis le 12 mars dernier.

Ensemble nous continuons à agir en AMP.

Le CCP français

ParSilvia Alvarez

ESHRE guidance on recommencing ART treatments

Principle (rationale)

As the COVID-19 pandemic is stabilising, the return to normal daily life will also see the need to restart the provison of ART treatments. Infertility is a disease and once the risk of SARS-CoV-2/COVID-19 infection is decreasing, all ART treatments can be restarted for any clinical indication, in line with local regulations.
However, vigilance and measured steps must be taken for safe practice and to minimise the risks related to SARS-CoV-2/COVID-19-positive patients or staff during treatment.

Concept

The working group identified six pillars of good medical practice proposed for the restart of activity in the ART clinic and laboratory.

  1. Discussion, agreement and consent to the start of treatment
  2. Staff and patient triage
  3. Access to advice and treatment
  4. Adaptation of ART services
  5. Treatment cycle planning
  6. Code of Conduct for staff and patients

ESHRE recommends that ART centres use this guidance having first followed the local and/or national legislation and local and/or national government advice related to COVID-19.

ParSilvia Alvarez

Early life factors for endometriosis

A systematic review

Endometriosis is an oestrogen-dependant chronic gynaecological
disorder where tissue that resembles endometrium (the lining of
the uterus) occurs outside of the uterus, typically in the pelvic area
(Zondervan et al., 2018). Indicators of the condition include chronic
pelvic pain, dysmenorrhea (painful menstruation with heavy bleeding),
dyspareunia (painful intercourse) and infertility (Missmer and Cramer,
2003; Zondervan et al., 2018). Endometriosis can also lead to
psychological, physical and social difficulties (Ferreira et al., 2016) and
carries a high economic burden from both direct and indirect health
costs (Simoens et al., 2007).
Reliable diagnosis of endometriosis currently requires surgical visualisation,
most commonly via laparoscopy. As a result, the prevalence
of the disease in the general population is difficult to quantify as it
can vary by diagnostic method and may be underestimated due to
undiagnosed disease. Based on estimates of pelvic pain and subfertility,
less than 2% of women of reproductive age have moderate or
severe endometriosis and the prevalence of the disease at all stages
is reported as 5–10% (Shafrir et al., 2018; Zondervan et al., 2018,
As-Sanie et al., 2019). Community based studies, however, report
a wider range of prevalence for diagnosed endometriosis, for
example from 4% of women in a large French cohort study (Farland
et al., 2017) to 11–11.5% for three studies of women in the
USA and Australia (Leibson et al., 2004; Buck Louis et al., 2011;
Australian Institute of Health and Welfare, 2019). The prevalence
of endometriosis is typically much higher for studies that recruit
women with gynaecological or reproductive problems, for example in
a Belgian study of women with infertility (with or without pelvic pain)
reporting that 47% were diagnosed with endometriosis via laparoscopy
(Meuleman et al., 2009). A recent systematic review of 15 studies of
adolescents found that overall 65% of girls undergoing laparoscopic
investigation were diagnosed with endometriosis, including 75% of
those with chronic pelvic pain resistant to treatment (Janssen et al.,
2013)…

Karolína Olsarová and Gita D. Mishra

ParSilvia Alvarez

Quelles utilisations du déclenchement Agoniste en FIV/ICSI

Comment s’assurer de son efficacité ?

Depuis l’essor des protocoles antagonistes en FIV, une large place s’est ouverte pour l’utilisation du déclenchement par agoniste. L’agoniste en injection unique a la capacité de déclencher un pic de LH nécessaire au déclenchement de l’ovulation.

Le déclenchement de l’ovulation dans le processus de l’hyperstimulation contrôlée en FIV est une étape cruciale pour la reprise de méiose et l’obtention d’ovocytes matures, seuls capables d’être fécondés.

L’HCG par son activité LH et sa ½ vie longue est la molécule de référence pour le déclenchement de l’ovulation.

Les principales différences entre les deux produits sont : pour l’agoniste une médiation hypophysaire de la décharge de LH mimant la physiologie associée à un pic de FSH avec une ½ vie beaucoup plus courte que le pic physiologique et bien sûr aussi que l’HCG qui a une action directement folliculaire.

La 1ère conséquence d’un déclenchement de l’ovulation par agoniste sans soutien spécifique de la phase lutéale est un raccourcissement de celle-ci et par conséquent une moindre efficacité en termes de grossesse avec une augmentation du taux de fausse-couche.

La 2ème conséquence grâce à sa ½ vie courte est une diminution significative du risque d’hyperstimulation ovarienne. (Youssef et al., 2014).

Il est vite apparu à tous, dès lors qu’un des objectifs majeurs de notre activité était de réduire le risque d’hyperstimulation ovarienne (Devroey et al., 2011)  qu’il fallait utiliser ce type de déclenchement lorsqu’il n’y avait pas de transfert à prévoir après un cycle de stimulation, comme c’est le cas dans la préservation de fertilité et le don d’ovocytes.

Anne Guivarc’h-Levêque
Clinique Mutualiste La Sagesse
Rennes

ParSilvia Alvarez

Coronavirus disease 2019 and pregnancy

American Journal of Obstetrics & Gynecology
ajog.org

What obstetricians need to know.

Emerging infections have been shown to have an important impact on pregnant women and their fetuses, with the increased risk of complications
in pregnant women with the 2009 pandemic H1N1 influenza virus2 and the
severe fetal effects of Zika virus as recent examples. The emergence of a coronavirus not previously seen in humans, first reported in Wuhan, China, on Dec. 31, 2019, has attracted much interest throughout the world. Since then, the number of reported cases has increased rapidly, with more than 51,800 laboratory-confirmed cases and 1600 deaths as of Feb. 16, 2020.

Read more…

Sonja A. Rasmussen, MD, MS; John C. Smulian, MD, MPH; John A. Lednicky, PhD; Tony S. Wen, MD; Denise J. Jamieson, MD, MPH

ParSilvia Alvarez

COVID, INFERTILITE ET AMP

Les mots pour le dire.

Depuis le 12 mars dernier par un communiqué de l’Agence de Biomédecine, nous avons dû brutalement interrompre les activités en AMP.

Cette décision d’urgence liée à la situation épidémique du Covid 19 a entrainé un arrêt immédiat des nouvelles tentatives d’AMP avec l’impossibilité de répondre à la demande des couples infertiles, que ce soit pour les tentatives elles mêmes mais également pour leurs venir en aide en les recevant en consultation.

Nous avons dû surmonter des craintes communes : arrêter nos consultations, nos conseils, notre combat quotidien contre l’infertilité des couples. Tout ce ceci dans un contexte où toute la société a vacillé.

Après la sidération du départ, nous avons repris contact avec les couples par l’utilisation de la téléconsultation : une expérience inattendue, personnellement très enrichissante.

Cette solution nous a permis de développer ce nouveau mode de consultation et communication, les couples ont continuer ainsi avec leur projet parental, les soignants en assurant leur présence.

Maintenant, proche de la date du déconfinement, un autre combat pour les soignants et biologistes de la reproduction :  participer auprès des autorités de tutelle à l’ouverture des centres d’AMP sans trop de délai d’attente.

Faire comprendre aux autorités administratives, que l’infertilité mérite toute la considération et toute sa place dans le contexte sanitaire actuelle en gardant les mesures de précaution préconisées.

La société Européenne ESHRE en date du 23 avril préconise l’ouverture de l’AMP et donne des recommandations ; le Danemark a commencé la prise en charge, l’Espagne, l’Italie devront suivre. 

La France ne doit pas être le dernier pays à autoriser l’ouverture des centres, les professionnels de la médecine de la reproduction sont en capacité d’assurer la mise en route des techniques d’AMP.

Certaines patientes sont inquiètes de leur perte de chances de grossesses en raison de leur âge (42 ou 43 ans), ainsi que de la limite de prise en charge par l’assurance maladie. A ce propos, des mesures peuvent être envisageables auprès de la sécurité sociale.

Plus que jamais, les soignants et biologistes nous demandons aux autorités administratives : Agences Régionales de Santé et Direction Générale de la Santé d’avoir un regard sur la problématique de l’infertilité du couple qui est définie par l’OMS comme une maladie et permettre une reprise rapide des activités d’AMP.

CITATION OMS :

« La santé reproductive, qui s’inscrit dans le cadre de la santé telle qu’elle est définie par l’OMS [1], s’intéresse aux mécanismes de la procréation et au fonctionnement de l’appareil reproducteur à tous les stades de la vie.

Elle implique la possibilité d’avoir une sexualité responsable, satisfaisante et sûre ainsi que la liberté pour les personnes de choisir d’avoir des enfants si elles le souhaitent et quand elles désirent.

Cette conception de la santé génésique suppose que les femmes et les hommes puissent choisir des méthodes de régulation de la fécondité sûres, efficaces, abordables et acceptables, que les couples puissent avoir accès à des services de santé appropriés permettant aux femmes d’être suivies pendant leur grossesse et offrant ainsi aux couples la chance d’avoir un enfant en bonne santé. »

[1] un état de complet bien-être physique, mental et social, et [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Dr Silvia ALVAREZ
Gynécologue Accoucheur
Infertilité du couple.
Présidente Sampil, Staffs
AMP Paris Ile de France
Membre du bureau CCP :
Collectif des Centres Privés
en AMP français.

ParSilvia Alvarez

Projet de loi de Bioéthique

Loi de Bioéthique et PMA: urgence pour les patientes et les couples !

Nous sommes très nombreux à réclamer une égalité dans la prise en charge des soins pour le secteur privé.

Si la loi est promulguée, le secteur privé n’aura pas accès à la congélation d’ovocytes pour l’indication sociétale qui provoquera ainsi un accès difficile pour les femmes comme c’est déjà le cas pour le don d’ovocytes et le don du sperme qui est réservé au secteur hospitalier uniquement, provoquant ainsi un nomadisme européen de nos patientes et accroît ainsi les inégalités.

A différence de la plupart des pays en Europe, la France ne permet pas au secteur privé de pratiquer les actes cités.

Aidez nous à diffuser et soutenir nos actions afin de n’ai pas rendre l’accès encore difficile au don d’ovocytes, don de sperme, congélation d’ovocytes qui sera réservé uniquement au système hospitalier : le système hospitalier à bout souffle ne pourra pas continuer à lui seul à assumer toutes les demandes.

Il ne s’agit pas d’une bataille publique versus privé !

Nous appelons aux associations des patientes, aux collègues à soutenir l’action de défense pour les patients en Amp, par la communication de ce post.

Collectif soignants en médecine de la reproduction du secteur privé.

Silvia Alvarez

https://s-m-r.org/webform/projet-de-revision-de-la-loi-de-bioethique-2019

https://www.linkedin.com/posts/activity-6565005949445132288-4kak

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FSMReproduction%2Fposts%2F585002215363136

ParSilvia Alvarez

Progestérone et embryons congelés

Le rôle de la Progestérone lors des transferts des embryons congelés : quelle incidence sur les taux de grossesses et l’incidence des FCS ?

ESHRE, Vienne 2019
ParSilvia Alvarez

Alimentation, santé des couples et infertilité

Afin de participer à améliorer la fertilité du couple il est capitale d’informer sur les conséquences de l’alimentation déséquilibrée sur la fertilité, la grossesse et la santé future des enfants.
Voici le sujet principale d’ouverture de la réunion internationale ESHRE à Vienne en juin 2019.

Dr Silvia Alvarez 

Retour Eshre 2019

Quand le hamburger menace l’ovocyte :

Pre and early pregnancy diet is associated with infertility and health in pregnancy C Roberts

La grande messe européenne annuelle s’est ouverte ce 24 juin sur les données provenant de l’étude SCOPE ( Screening for Pregnancy Endoint cohort study). Il s’agit d’une étude prospective multicentrique internationale incluant 5628 femmes enceintes primipare entre 14-16 SA, à bas risque pour la prématurité, l’hypertension, la pré éclampsie , le petit poids de naissance. Leur alimentation était évalué concernant les apports en fruit ( >3/j , 1-3/j, 1-6/sem, <1-3/mois) en légumes verts fruit ( >3/j , 1-3/j, 1-6/sem, <1-3/mois), en poisson ( >1/sem, 1-3/mois, jamais), en fast food (jamais, 0-2/sem, 2-4/sem, >4 sem) .

Les résultats mettaient en évidence qu’environ 9% de la population étudiée mangeaient moins de 3 fois par mois fruits et légumes, et plus inquiétant que 24,4% consommaient au moins 4 fois par semaine au cours du dernier mois des fast food. L’étude met aussi en lumière que plus la consommation de fruit est faible plus le délai à concevoir est long ( + 0,6mois) , et à l’inverse pour les fast food, plus leur consommation est fréquente plus le délai s’allonge (+0,9 mois). La probabilité de concevoir dans l’année était presque deux fois inférieur lorsque les patientes consommaient au moins 4 fois par semaine du fast food ( RR 0,59). L’alimentation préconceptionnelle joue non seulement sur l’obtention de la grossesse mais aussi sur son bon déroulé. La consommation en pré conceptionnel de fast food au moins 3 fois par semaine augmente par 2,45 le risque de faire un diabète gestationnel alors que la consommation d’une portion de légumes verts par jour diminue le risque de diabète gestationnel de 37%, et du risque de faible poids de naissance de 27%. La consommation de fruit au moins une fois par jour quant à elle diminue le risque d’accouchement prématuré de 34% et de faible poids de naissance de 28%. Ces chiffres se maintiennent quand on évalue le risque en fonction de l’alimentation au cours de la grossesse.

Ils ont aussi constaté que l’existence d’un syndrome métabolique aggrave l’effet de l’index de masse corporelle sur le risque de complications au cours de la grossesse, sur le risque d’être infertile avec un RR à 1,62.

Ces travaux nous rappellent ô combien il est important d’éduquer les patientes sur l’importance d’une alimentation équilibrée pour leur fertilité et l’évolution de leur grossesse et la santé des enfants à venir.

Dr Laetitia JACQUESSON

ParSilvia Alvarez

Nouvelles recommandations OPK/PCOS

Objective: To develop and translate rigorous, comprehensive evidence-based diagnosis, assessment and treatment guidelines, to improve the lives of women with polycystic ovary syndrome (PCOS) worldwide.

Participants: Extensive health professional and patient engagement informed guideline priority areas. International Society-nominated panels included consumers, paediatrics, endocrinology, gynaecology, primary care, reproductive endocrinology, psychiatry, psychology, dietetics, exercise physiology, public health, project management, evidence synthesis and translation experts.

Evidence: Best practice evidence-based guideline development involved extensive evidence synthesis and the Grading of Recommendations, Assessment, Development, and Evaluation (GRADE) framework covered evidence quality, feasibility, acceptability, cost, implementation and ultimately recommendation strength.

Process: Governance included an international advisory board from six continents, a project board, five guideline development groups with 63 members, consumer and translation committees. The Australian Centre for Research Excellence in PCOS, funded by the National Health and Medical Research Council (NHMRC), partnered with European Society of Human Reproduction and Embryology and the American Society for Reproductive Medicine.
Thirty seven organisations across 71 countries collaborated with 23 face to face international meetings over 15 months. Sixty prioritised clinical questions involved 40 systematic and 20 narrative reviews, generating
166 recommendations and practice points. Convened Committees from partner and collaborating organisations provided peer review and the guideline was approved by the NHMRC